Suite à l'action de la FBMC ce week-end aux barrages de l'Eau d'Heure, un article est paru dans l'édition de sud Presse.
en voici la copie :
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« Les rails de sécurité des barrages sont de vrais hachoirs en cas de chute ou d'accident! »
Nikka Veracchi
La Fédération belge des Motards en Colère a élaboré une mise en scène macabre pour protester contre les glissières de sécurité le long des routes de l’Eau d’Heure qu’ils jugent inadaptées.
Des draps maculés de sang et des casques posés sur les glissières de sécurité, comme pour mimer une décapitation. Le scénario macabre se déroule non loin du Lac de la Plate Taille, samedi matin. Le dispositif est assez impressionnant, il reflète la colère des 150 motards présents, qui crient leur ras-le-bol. « Les rails de sécurité sont très dangereux. Ils peuvent facilement décapiter un motard, suite à une mauvaise chute. Notre action sert à montrer que ce dispositif est une vraie guillotine, qu’il est inadapté », explique Joe Vereecke, le président de la Fédération des Motards en Colère.
Article complet :
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"Des draps maculés de sang et des casques posés sur les glissières de sécurité, comme pour mimer une décapitation. Le scénario macabre se déroule non loin du Lac de la Plate Taille, samedi matin. Le dispositif est assez impressionnant, il reflète la colère des 150 motards présents, qui crient leur ras-le-bol. « Les rails de sécurité sont très dangereux. Ils peuvent facilement décapiter un motard, suite à une mauvaise chute. Notre action sert à montrer que ce dispositif est une vraie guillotine, qu’il est inadapté », explique Joe Vereecke, le président de la Fédération des Motards en Colère.
Cette manifestation fait suite au grave accident de la route dont ont été victime Sylvie et Christophe, un couple de trentenaire originaire de Quaregnon, au mois de mai. Après avoir glissé sur une tache d’huile, leur moto avait glissé. Sylvie avait alors heurté la glissière métallique, ce qui lui avait quasiment sectionné la cheville. « Sylvie aura la cheville immobilisée de façon permanente, elle ne retrouvera plus jamais sa mobilité. Quant à moi, je suis pour le moment paralysé de la main. Nous subissons des douleurs quotidiennes », précise Christophe, encore très marqué. « C’est difficile de revenir ici, à l’endroit précis où l’accident s’est produit, mais je devais être là. C’était important pour moi », ajoute Sylvie, toujours dans une chaise roulante et avec plusieurs broches dans la jambe.
Par leur action, les motards espèrent marquer les esprits. Pari réussi. Sur place, de nombreux conducteurs ont été interpellés par le dispositif et surtout par la dangerosité, souvent insoupçonnée, des glissières : « On ne s’imagine pas que c’est si coupant, vu comme ça », s’étonne une dame, à bord de son véhicule. « Ceux qui passaient par là ont été très réceptifs. Ils connaissent tous au moins un motard ou ont un membre de leur famille qui fait de la moto. Ça touche tout le monde. On leur a également distribué un feuillet qui reprend les gestes à adopter dans la circulation, afin de mieux percevoir les motards », précise Joe Vereecke.
Mais c’est surtout au niveau politique que les motards attendent des réactions. La Fédération souhaite que les glissières soient modifiées le plus rapidement possible. « C’est une zone très accidentogène. Il faut la sécuriser en amont, pour éviter de graves lésions en cas de chute. Ce qu’on voudrait, c’est avoir une double glissière et pas une simple. Ce serait moins tranchant. On va voir si la Région wallonne bouge. Sinon, on viendra changer nous-même l’infrastructure, en posant des pneus. Je l’ai déjà fait, une fois. J’ai eu une amende et j’ai été attaqué en justice pour dégradation de biens publics … mais laisser ce rail comme ça, c’est bien trop dangereux », conclut le président de la Fédération Belge des Motards en Colère."
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